La formation est terminée. Et après ?
Une fois de retour au bureau, les habitudes reprennent vite leur place : les urgences, les mails, les réunions, les dossiers à terminer… Ce qui semblait évident pendant la formation peut alors rester de côté.
Pourtant, les jours qui suivent une formation comptent. C’est à ce moment que l’on passe de « j’ai appris » à « je l’utilise dans mon quotidien professionnel ».
Que vous ayez suivi une formation ou que vous l’ayez organisée pour votre équipe, quelques réflexes simples peuvent faciliter cette mise en pratique.
Une formation permet d’acquérir de nouvelles connaissances, de découvrir une méthode, de prendre en main un outil ou encore de faire évoluer certaines pratiques. Mais apprendre quelque chose ne signifie pas forcément l’utiliser ensuite dans son quotidien.
Prenons un exemple simple : vous venez de suivre une formation Excel. Vous avez découvert de nouvelles fonctions, des méthodes pour construire vos tableaux ou des raccourcis qui peuvent vous faire gagner du temps. Le lendemain, vous retrouvez votre fichier habituel. Vous avez une urgence à traiter et vous reprenez naturellement vos anciennes habitudes.
Ce n’est pas que la formation n’a pas été utile. C’est simplement que la mise en pratique demande du temps et de l’espace. C’est pour cela que l’après-formation est importante.
Le premier ennemi, c’est souvent le rythme habituel. Pendant la formation, on crée une parenthèse pour apprendre, tester, poser des questions et prendre du recul. Une fois de retour au bureau, les contraintes du quotidien reprennent rapidement leur place. Sans moment prévu pour utiliser ce qui a été vu, il devient facile de remettre la mise en pratique à plus tard.
Autre piège : vouloir appliquer immédiatement tout ce que l’on vient d’apprendre. Après une formation, on peut repartir avec beaucoup d’idées. Mais toutes ne sont pas forcément prioritaires, ni même adaptées à son quotidien. Mieux vaut donc commencer par une ou deux choses réellement utiles, les tester, puis élargir progressivement.
C’est probablement le problème le plus concret. On peut avoir envie de changer une pratique, avoir identifié une nouvelle méthode et même savoir exactement comment faire. Pourtant, si le planning ne laisse aucune place pour passer à l’action, rien ne change vraiment. La mise en pratique ne doit donc pas uniquement reposer sur la bonne volonté. Il faut lui faire une place dans l’agenda.
Une fois la formation terminée, chacun repart de son côté. Sans échange quelques jours ou semaines plus tard, il est plus difficile de savoir ce qui a été utilisé, ce qui bloque ou ce qui pourrait être approfondi. Le suivi permet justement de faire le point avant que les acquis ne restent uniquement dans les notes de formation.
Les deux premiers jours offrent un bon moment pour revenir sur la formation, avant que le quotidien ne reprenne complètement le dessus. Pas besoin de refaire la formation ou de passer des heures à relire ses notes.
Quelques questions peuvent suffire :
Du côté de l’entreprise, un court échange avec les personnes formées peut également être utile. Qu’avez-vous retenu ? Qu’avez-vous envie de mettre en pratique ? De quoi avez-vous besoin pour y arriver ?
L’objectif n’est pas de tout mettre en œuvre immédiatement. Il s’agit plutôt de ne pas laisser les acquis rester au stade de bonnes intentions.
Après une formation, la tentation est souvent de dresser une longue liste de changements à effectuer. Pourtant, cette approche peut rapidement décourager.
On peut plutôt classer les actions en trois temps.
Commencez par ce qui peut être mis en pratique sans modifier toute votre organisation. Choisissez 2 ou 3 éléments que vous pouvez mettre en place assez facilement.
Par exemple, vous pouvez :
L’idée est simple : passer rapidement de la formation à une première expérience réelle.
Une fois les premières applications testées, certaines pratiques peuvent être approfondies.
Prévoyez alors un temps pour :
Petit à petit, la nouvelle pratique peut ainsi trouver sa place dans le quotidien.
Certaines formations ont des effets qui ne peuvent pas être observés immédiatement.
Il devient alors intéressant, quelques semaines ou quelques mois plus tard, de se demander :
Cette étape permet de dépasser la simple satisfaction à chaud et de regarder ce que la formation a réellement changé dans les pratiques.
C’est probablement l’un des conseils les plus simples… et les plus difficiles à appliquer.
On peut avoir envie de changer une pratique, avoir identifié une nouvelle méthode et savoir exactement comment faire. Sans temps disponible pour la tester, la situation reste pourtant la même.
Prévoir du temps pour la mise en pratique fait donc partie du suivi de la formation.
Cela peut être une heure pour tester un nouvel outil, un créneau pour reprendre un dossier avec une nouvelle méthode, un échange d’équipe ou simplement un moment pour faire le point.
Ce temps n’est pas « en plus » de la formation. Il permet de transformer progressivement les acquis en habitudes de travail.
Mesurer l’efficacité d’une formation ne consiste pas uniquement à demander si les participants ont apprécié la journée. Cette première impression reste utile. Elle ne permet cependant pas de savoir si les acquis trouvent réellement leur place dans le quotidien professionnel.
Quelques temps après la formation, plusieurs éléments peuvent être observés.
Les acquis sont-ils toujours maîtrisés ?
Les notions et compétences vues pendant la formation sont-elles encore mobilisées avec aisance ?
Sont-ils réellement utilisés ?
Les nouvelles connaissances servent-elles dans les situations professionnelles prévues ?
Les pratiques ont-elles évolué ?
Les méthodes de travail, les comportements ou l’organisation ont-ils changé ?
Quels résultats peut-on constater ?
La formation a-t-elle permis un gain de temps, une meilleure organisation, davantage d’autonomie, une amélioration de la qualité du travail ou une communication plus fluide ?
Toutes les formations ne produisent évidemment pas le même type de résultat. L’important est donc de définir ce que l’on cherchait à faire évoluer dès le départ.
Si les acquis ne sont pas utilisés, cela ne signifie pas forcément que la formation était inutile. Il faut d’abord comprendre ce qui Pour faciliter la mise en pratique, il est utile de réfléchir à l’après dès le départ.
Avant même la formation, quelques questions peuvent être posées :
Cela permet de donner une direction à la formation et d’éviter qu’elle reste une parenthèse isolée dans le quotidien professionnel.
Une formation ne produit pas tous ses effets au moment où la session se termine. Les jours qui suivent sont importants pour transformer ce qui a été vu en pratiques réellement utilisées.
Pas besoin de tout changer immédiatement. Il est souvent plus efficace de :
Si certaines difficultés apparaissent, elles peuvent aussi être l’occasion de réinterroger le besoin et de choisir un accompagnement plus adapté.
Un coaching peut par exemple aider à travailler un outil, une posture ou une pratique directement dans le contexte professionnel. Là où la formation permet d’acquérir des connaissances et des compétences, le coaching aide à les mettre en pratique dans la réalité du travail, en partant des situations rencontrées au quotidien. Un accompagnement en consulting peut, de son côté, permettre de faire évoluer une organisation, une méthode de travail ou des pratiques au sein d’une équipe. Enfin, un diagnostic peut être nécessaire lorsqu’il faut d’abord prendre du recul, analyser la situation et comprendre précisément ce qui bloque.
L’objectif n’est pas d’ajouter une prestation à une autre. Il s’agit surtout de choisir la réponse qui correspond réellement à la situation.
Chez Vertego, nous accompagnons les projets de formation, mais aussi les besoins qui peuvent venir avant ou après : diagnostic, consulting ou coaching.Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter.